L’appel d’Avignon

Cette année, les élections municipales à Avignon ont marqué l’histoire politique de notre pays : pour la première fois une ville de près de 100 000 habitants a été remportée par une liste sans étiquette.

Cette victoire a démontré qu’une voie existe en dehors des logiques partisanes.

Nous avons la conviction qu’elle peut irriguer notre territoire et tous les territoires de France.

C’est pourquoi nous avons décidé de créer un mouvement : Le Bon Sens des Territoires.

Parce qu’il existe une majorité silencieuse dont la voix n’est plus écoutée par un système en perte de représentativité et de légitimité, notre mouvement est ouvert à toutes et tous, y compris aux élus membres d’un parti qui accepteraient de faire passer au second plan leur étiquette partisane pour endosser d’abord les couleurs de leur territoire. Sont les bienvenus :

La vocation du Bon Sens des Territoires sera de porter aux élections locales des candidats en adéquation avec ces convictions. A l’échelon national, elle sera de promouvoir d’abord et en priorité une grande loi de décentralisation pour reconstruire la France non pas par sa capitale, mais par ses fondations : les communes.

La proposition politique du bon sens des territoires part d’un double constat

1. Le nécessaire retour au local

La force de la France réside dans ses territoires et en particulier dans ses communes. Ce sont elles qui génèrent le « commun » et qui au final forment le ciment national. Or elles sont négligées, marginalisées et elles doivent subir des décisions prises de manière centralisée.

Ce centralisme parisianiste a étouffé les racines du pays empêchant ainsi à l’arbre France de pousser. Il est urgent d’arroser à nouveau nos 36 000 racines en renforçant le bloc communal dans son autonomie budgétaire et règlementaire.

C’est une exigence vitale, y compris sur le plan démocratique. Plus de sept Français sur 10 (71%) ne vivent pas dans une métropole. Ils sont la majorité silencieuse dont personne ne porte la voix. Ils ont pour la plupart déserté les urnes ou se sont tournés par désespoir vers ceux qui expriment leurs colères mais qui n’apportent en réalité qu’une division là où il faudrait du rassemblement pour faire face aux immenses défis qui sont les nôtres.

Les maires sont aujourd’hui les seuls élus de la république capable de reconnecter les citoyens avec la chose publique. Le bloc communal est aujourd’hui le seul niveau d’administration capable de créer du commun et de recimenter une nation devenue fragmentée.

2. Le bon sens comme unique boussole de l’action publique

La notion de « bon sens » s’est perdue au profit d’idéologies et de partis déconnectés du réel.

Prendre des décisions sans tenir compte des réalités qui conditionnent leur mise en œuvre, édicter des normes qui ne tiennent pas compte de la diversité de nos territoires, créer des règles complexes, contradictoires sinon inapplicables, tels sont les principaux travers d’une action publique aujourd’hui épuisée.

Il suffit d’écouter celles et ceux qui doivent les appliquer ou qui doivent les subir. Le décalage entre les normes et le terrain génère un sentiment de « non-sens » et contribue à creuser le fossé entre les décideurs et les citoyens.

Dans ce système, les partis politiques se limitent à prendre une « part de marché » de l’offre politique et n’ont comme objectif que de la faire grossir. A ce titre, ils fragmentent la société en additions d’intérêts particuliers et ont perdu de vue l’Intérêt Général.

Le pays est en état d’urgence, nos territoires étouffent et la situation requiert un mouvement capable de se hisser au-dessus des partis. Un mouvement dont la seule boussole doit être le bon sens.

Le Bon Sens des Territoires propose donc une nouvelle lecture de la politique qui permettra de reconnecter l’action publique aux citoyens.

Plutôt qu’une vision binaire droite/gauche sur un axe horizontal, qui n’a produit qu’un effet de balancier incapable d’élever, Le Bon Sens des Territoires propose une reconstruction sur un axe vertical. Mais comme on ne construit pas une maison par le toit, comme on ne fait pas pousser un arbre par la cime, ce mouvement doit partir du bas vers le haut. L’heure est venue d’ouvrir un nouveau chapitre ou les territoires seront le socle de toutes les décisions.

Notre seule boussole est le bon sens et notre seul parti est notre territoire.

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